Cet article a pour objectif de vous partager quelques bonnes pratiques pour le passage de la première partie de la certification Azure Administrator, à savoir l’AZ-100.

En effet, Microsoft a revu l’organisation des principales certifications techniques liées à Azure et 365. Dorénavant, pour obtenir la certification Azure Administrator, il est nécessaire de passer 2 examens : AZ-100 et AZ-101. Avant cette modification, il suffisait juste de passer l’examen 70-533.

Pour les certifiés “ancienne génération” (qui ont obtenus l’examen 70-533), il est nécessaire de passer l’examen AZ-102 pour obtenir la certification Azure Administrator. Un point important : cet examen de transition ne sera plus disponible après le 30 juin 2019. Après cette date, il sera nécessaire de passer les 2 examens actuels (il n’est plus possible de passer l’examen 70-533). On reviendra dans un prochain article sur l’examen AZ-102.

Personnellement, je trouve outre le fait qu’il y a plus d’examens et donc de certifications, que les examens sont plus délicats à passer. Il est désormais nécessaire de bien préparer son examen durant plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

En effet, l’examen est toujours basé sur un certain nombre de questions (QCM) mais avant (au temps des examens 70-xxx), il était possible d’appliquer la méthode du flagging sur l’ensemble des questions. Désormais, on ne peut flagger qu’un certain nombre de questions. On ne peut plus revenir sur les questions non flaggées en fin d’examen par exemple. Les études de cas sont plus nombreuses et plus complexes. Il faut prendre le temps de lire l’ensemble des informations données (bien souvent le cas d’une entreprise) puis de passer aux questions concernant l’étude de cas.

 

Niveau, Rôle, Certification ?

Microsoft a organisé son plan de formation selon des niveaux et des rôles. Pour Azure, il existe 3 rôles :

  • Fundamentals
  • Associate
  • Expert

 

niveau des certifications Azure

 

Les examens AZ-100 et AZ-101 font partis du niveau Associate. On peut considérer que c’est un niveau intermédiaire mais je trouve que de passer 2 examens prouve qu’un travail théorique et pratique sur Azure a été fait en profondeur et donc met en avant une certaine expertise sur la plateforme. C’est mon humble avis.

Au sein d’un même niveau, on peut retrouver plusieurs rôles. Pour le niveau Associate, on retrouve le rôle Azure Administrator mais également Azure Developer. Pour obtenir chaque rôle, il faut donc passer la certification adéquate.

Pour les examens AZ-100 et AZ-101, il s’agit du rôle Azure Administrator. Pour ce rôle, une seule certification est nécessaire. La certification porte le même nom. Si on obtient uniquement l’examen AZ-100, on n’obtient pas la certification Azure Administrator. Il faut obtenir les 2 examens.

 

niveau des certifications Azure

 

Il existe donc plusieurs rôles Azure dans le programme Learning de Microsoft : Azure Administrator, Azure Developer, Azure Solutions Architect, Azure DevOps Engineer. Il y en a pour tous les goûts et toutes les spécialités.

 

Badges formations azure

 

Comment obtenir son examen  ?

Pour chaque examen, un nombre de questions, un temps total pour l’examen est proposé (fixé). Pour réussir ce test, il faut avoir au minimum le passing score qui correspond à environ 70% du nombre total de points que l’on peut obtenir au cours de l’examen (score maximum 1000 points).

Au niveau du calcul des points, Microsoft applique une règle plutôt avantageuse pour les questions avec plusieurs réponses à poser (question qui demande par exemple 3 réponses, 3 choix pour répondre entièrement à la question). Chaque réponse correcte compte pour le calcul des points. Sur les 3 réponses données, si 2 réponses sont correctes, les points sont acquis pour ces 2 réponses, pas pour la 3ème naturellement.

Lorsqu’on s’inscrit à l’examen, il est nécessaire de choisir la langue de passage. Personnellement je passe mes examens toujours en anglais. Les tests blancs, bon nombre de ressources sont disponibles uniquement en anglais. Cela permet lors du passage de l’examen de ne pas réfléchir à une traduction. Dès qu’on voit les mots “marketplace“, “recovery service vault“, etc. on sait tout de suite à quoi cela correspond. Et certains termes sont tellement mal traduits : “coffre Recovery Service” pour “Recovery Service Vault”.

 

L’examen AZ-100…

Il faut obtenir au moins 700 points à la fin de l’examen pour son obtention. Bien entendu à chaque réponse, il n’y a aucune indication si la réponse est correcte et le nombre de points obtenus. Trop simple.

Il y a entre 40 et 60 questions selon la série de l’examen. On dispose de 150 minutes pour répondre aux questions. A noter que 30 minutes supplémentaires sont destinées aux commentaires que l’on peut laisser sur les questions, etc… L’examen réel dure 150 minutes.

Les questions de l’examen comportent les catégories techniques suivantes :

  • Manage Azure subscriptions and resources (15-20%)
  • Implement and manage storage (20-25%)
  • Deploy and manage virtual machine (20-25%)
  • Configure and manage virtual networks (20-25%)
  • Manage identities (15-20%)

 

Il y aura forcément des questions concernant ces 5 catégories. Cependant les séries d’examens (Microsoft a rédigé plusieurs séries d’examens afin qu’on ne tombe pas tous sur les mêmes questions). Le contenu des séries peut être différent. Dans une série, il peut très bien y avoir 20% de questions sur Azure subscriptions. Dans une autrre série, “seulement” 15%. Etc…

Il faut partir du principe que le jour de l’examen, il faut maitriser les 5 catégories. Miser sur 2 ou 3 catégories et ne rien (ou peut) connaître des autres catégories serait un risque pour l’obtention de l’examen.

Pour s’enregistrer à l’examen, il faut suivre ce lien :  https://www.microsoft.com/en-us/learning/exam-az-100.aspx . Il faudra s’acquitter des frais d’examens ou appliquer un voucher.

 

Cours et préparation à l’examen

Microsoft propose 5 cours de 1 jour pour chacune des catégories pour préparer cet examen. Il s’agit de suivre la partie théorique de l’examen mais il est également possible de réaliser des labs sur les différents sujets au cours de chaque journée.

Les cours sont les suivants :

Cellenza propose également des cours adaptés pour préparer cet examen. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site de formation : https://training.cellenza.com/

Sur Internet, il est également possible de suivre le cours de préparation. Ces cours ne sont pas les cours officiels de Microsoft mais ils sont en général bien fait et permettent de présenter la théorie ainsi que quelques démos. Par contre il n’y a pas de labs.

Les cours sont accessibles (ils sont payant généralement) sur les plateformes suivantes :

  • Udemy
  • Pluralsight

Les cours en classe sont plus intéressants car ils permettent d’échanger avec le formateur mais aussi avec les autres apprenants. Ils durent en général plus longtemps que les cours disponibles sur Internet.

 

Révisions et préparation pour la certification

Les 4 règles d’or pour obtenir l’examen AZ-100 sont les suivantes :

Les tests blancs permettent de tester ses connaissances sur les différents sujets de l’examen. Je les recommande vivement.

On dit souvent que les réponses de l’examen sont dans le cours. Oui et non je dirais. La logique et la pratique peuvent être aussi un bon moyen d’obtenir son examen.

On vous partage aussi quelques tips sur comment ne pas planter votre certification dans cet autre article.

Quelques liens intéressants concernant les sujets de l’examen :

 

1. Manage Azure subscriptions and resources

 

2. Implement and manage storage

 

3. Deploy and manage virtual machine

 

4. Configure and manage virtual networks

 

5. Manage identities

 

Et enfin, le jour J

Après avoir passé une bonne nuit et un bon repas (petit-déjeuner ou déjeuner, selon l’heure de passage de l’examen), on se prépare à passer enfin l’examen qu’on prépare depuis plusieurs semaines. Une des clés est de bien se concentrer. On ne peut plus reculer, il faut y aller.

On arrive généralement 1/4 heure avant le passage de l’examen, cela permet d’être tranquille au niveau timing.

Personnellement, pas de café, pas de thé ou autres friandises, je fonce dans l’arène (la salle d’examens). Je passe mes examens toujours le matin.

 

Une fois les formalités passées (présentation de 2 pièces d’identité, prise d’une photo pour vérifier que c’est bien vous), on s’installe face à l’examinateur du jour : un simple PC sous Windows. La 1ère chose à faire est d’appliquer la règle de calcul Stanislas (rendons à César ce qui est à César, @squastana/https://stanislas.io/ nous a donné cette formule mathématique au cours d’une présentation. Elle me semble très utile.) est de faire 2 petits calculs :

  1. Temps par question = temps total de l’examen / nombre total de questions 
  2. Temps de non-retour = temps par question * (nombre total de questions / 2)

Ce que j’appelle le “temps de non-retour” c’est tout simplement le temps à mi-parcours de l’examen. La logique est simple, si à la moitié du temps total de l’examen, on n’a pas répondu à la moitié des questions, cela risque d’être délicat à finir l’examen dans le temps imparti.

En prenant l’hypothèse qu’il y a 60 questions, on obtient donc un peu plus de 2 minutes par question. Et le temps de non-retour est situé à 75 minutes pour les 30 premières questions.

Chacun son approche pour ce type d’examen. Lors d’une question flaggable, si je manque de concentration ou si j’ai un doute, je flagge et je reviens dessus plus tard. Je ne veux pas perdre de temps. Cela n’est possible que si la question est flaggable, sinon il faut répondre tout de suite naturellement.

Généralement on a largement le temps de répondre à l’ensemble des questions et même à revoir certaines réponses.

Le résultat est donné tout de suite à l’écran. Si le texte affiché porte la mention “Congratulations”. C’est gagné, l’examen est obtenu.

Attention, le terme anglais “passed” doit être traduit par “obtenu” et non pas “passé”. Ce n’est pas parce qu’on passe un examen qu’on l’obtient à tous les coups.

L’assistance imprime ensuite la feuille de résultat avec différentes informations comme le passing score (le score qu’on a obtenu), les catégories ou on a obtenu le plus de score (présenté sous forme d’histogramme).

 

L’examen obtenu, il est temps de penser au prochain 😉

Quelques heures après l’obtention de l’examen, on peut retourner sur le portail Microsoft Learning pour vérifier que le transcript a été mis à jour, etc.

 

Et si on échoue à l’examen ?

Eh bien ce n’est pas grave. On étudie pourquoi on a échoué et dans quelles catégories on n’a pas été suffisamment bon pour obtenir les points nécessaires.

On reprépare et on repasse.