Uniquement des retours d’expérience. C’est la promesse de DevOps Rex, conférence à laquelle j’ai participé il y a deux ans et a laquelle j’ai participé cette année en tant que simple spectateur.

Ce sont donc, pendant une journée, des personnes qui vont venir nous parler de leurs vécus, de leurs expériences autour du DevOps (au sens large) et de sa mise en œuvre dans leur contexte.

 

DevOps REX 2018, une conférence avec 100% retour d’expérience

La première chose que j’ai notée, c’est la variété des contextes. Grosse entreprise, incubateur, PME, de nombreuses situations sont présentées durant cette journée et cela permet finalement de se rendre compte que les expériences sont possibles dans tous les contextes et qu’il est toujours possible d’améliorer l’existant, quelle que soit la lourdeur de la bureaucratie et des processus en place.

La seconde est la qualité des interventions. Il faut savoir que les organisateurs de DevOps Rex ont une organisation en béton armé, incluant notamment la participation d’un coach dédié lors des répétitions pour aider les présentateurs à être le plus à l’aise sur scène. Résultat, pas de bafouillage, pas de diapos qui ne passent pas, pas d’hésitation, toutes les présentations (toutes ? Oui, toutes !) sont fluides et agréables à suivre. J’ai particulièrement apprécié la table ronde, format assez rare en conférence et qui fut ici menée de main de maître par le journaliste invité pour l’occasion.

 

Le DevOps dans un monde parfait ?

La troisième est un regret. DevOps Rex, c’est un monde parfait, un monde où tout réussit, où le DevOps est possible et facile. Bref, au vu des différentes présentations, on a l’impression que tout est facile et se passe comme dans un rêve. J’aurais apprécié d’avoir un peu moins de réussite et un peu plus de réalité, à savoir connaître, dans ces différentes expériences, les écueils, voire les échecs rencontrés et comment ceux-ci ont été surmontés ou quelles stratégies ont été mises en place pour les contourner ou les effacer.

Est-ce parce que les intervenants représentent leur entreprise et ne veulent pas ternir son image ? Je l’ignore, mais je suis un peu resté sur ma faim à ce sujet. En parlant d’image, d’ailleurs, j’ai bien senti dans certaines présentations que le message initial avait été tronqué par des considérations politiques, empêchant les présentateurs de nommer précisément leurs projets et ce qu’il s’y faisait.

Je comprends très bien la raison, surtout dans le domaine de la défense, mais cela nuit à la présentation, car elle se trouve entre d’autres qui, elles, n’hésitent pas à renforcer leur message avec des faits et des anecdotes.

 

Coup de cœur DevOps REX 2018

Mon coup de cœur de la journée va d’ailleurs à la présentation de Damien Pacaud autour de l’astreinte, sujet qui est rarement abordé et sur lequel il avait quelques conseils qui m’ont fait penser plusieurs fois “bon sang mais c’est bien sûr !” tant cela paraissait évident sans qu’on n’y pense jamais. Et en dernière place, justement parce qu’ils ont fait beaucoup (trop ?) d’ellipses, celle de Raphaël Hiet et Gérald Compoint autour de la sécurité, qui manquait cruellement d’exemples et de contexte.

 

Clôture et conclusion sur l’événement

Enfin, lors du cocktail de clôture j’ai eu une discussion très intéressante avec plusieurs personnes sur le format même de la conférence. On pourrait en résumer le sujet en “ne faire que des REX risque-t-il de lasser ?

En effet, DevOps Rex, ce ne sont que des retours terrains, autour d’un sujet unique, toute la journée et pour la troisième fois consécutive. La question est donc légitime et, décrit comme cela, la réponse semble couler de source. Et pourtant, je ne me suis pas ennuyé de la journée, les présentateurs ont su nous emmener dans leurs entreprises, dans leurs contextes et nous faire vivre la manière dont ceux-ci sont transformés, avec des objectifs différents, des contraintes différentes, et sur chacune des présentations je suis parti avec le sentiment d’avoir appris quelque chose, que ce soit un objectif auquel je n’avais jamais été confronté, une dynamique nouvelle, une technique nouvelle, …

 

En résumé et comme dirait mon fils : c’était trop bien ! On refait ?