Vous avez négocié d’arrache-pied avec votre patron quelques heures, ou mieux : une, deux ou même trois journées aux TechDays. Mais comment les aborder ? C’est la question que bon nombre d’entre nous se posent en arrivant à l’accueil le matin. Entre ceux qui arrivent avec un agenda minuté avec l’ensemble des sessions qu’ils iront voir, ceux qui improvisent complètement et ceux qui adoptent une stratégie intermédiaire, les possibilités sont multiples. Mais au final, en discutant avec ses congénères, on se rend bien compte que l’on est content d’être là, mais parfois, voire souvent, déçus de ce que l’on apprend durant la journée. Il existe donc beaucoup de façons d’aborder ces trois jours, en fonction de ce que l’on y cherche, du temps dont on dispose et de l’actualité du moment. Petit tour d’horizon des stratégies adoptées de mon côté ces dernières années.

TechDays2015

1- Tenter de creuser son sujet du moment ou d’expertise

Ça a été mon premier réflexe, et je pense le plus communément adopté. On travaille sur une stack relativement cloisonnée (ASP.NET Webforms en ce qui me concernait à l’époque). Je me suis donc retrouvé à suivre toutes les sessions qui touchaient plus ou moins au sujet. Le résultat est le plus souvent assez décevant. Entre les sessions d’initiation et ce que j’avais déjà vu, je n’ai pas eu l’impression d’apprendre beaucoup. Il me parait plus judicieux de regarder du côté des communautés spécialisées. Elles ne manquent pas.

2- La veille sur les nouveautés

Certaines années sont particulièrement riches en nouveautés. Les TechDays peuvent être un excellent canal pour se tenir au courant de ces dernières… tant qu’on n’avait pas fait le travail de veille au préalable et qu’on découvre le sujet. Auquel cas, la grande majorité du contenu des sessions a été couvert par d’autres biais : la //build/, les blogs des MVP et des Microsoftees, etc. En tant que développeur, le travail de veille est crucial. N’attendez pas les TechDays pour l’effectuer.

3- Découverte d’une thématique

Etant donné que la grande majorité des sessions sont de niveau 100 et 200, et donc accessibles au plus grand nombre, autant en profiter pour s’intéresser à des sujets que l’on ne maîtrise pas. En ce qui me concerne, ça consiste à aller voir ce qui se fait du côté des serveurs, de l’exploitation, Office 365, ce genre de chose. Ça apporte plus à ma culture générale qu’à mon travail au quotidien, mais j’apprends et cela me rend plus efficace à moyen/long terme. Avec l’expérience, c’est à mon sens une bonne approche.

4- Aller voir les sessions des gens que je connais (ou faire confiance à ces derniers)

Ça, c’est la facilité. Enfin ça dépend. C’est un peu ce que j’ai fait les dernières années. Me baser sur le nom de ceux qui animent les sessions plus que le sujet lui-même. Parfois je tombe sur les sessions des copains comme Rui Carvalho, Bruno Boucard ou Michel Perfetti l’an dernier, et parfois sur des sessions de personnes que je connais seulement de réputation. Ce n’est probablement pas la stratégie la plus efficace, mais c’est la moins risquée. Peu ou pas de mauvaise surprise. A ce propos, ce serait vraiment bien d’avoir les noms des speakers sur le programme distribué à l’entrée ! Une variante possible de cette approche est de faire confiance aux gens que l’on connaît et qui pratiquent les TechDays depuis des années.

5- Réseautage

Les TechDays sont un GROS événement. Le monde Microsoft est, quant à lui, à la fois grand et petit : grand par le nombre de sociétés et de gens qui en font partie, mais petit car on finit toujours par y retrouver les mêmes personnes. Les principales sociétés du marché font partie des exposants, et les experts du domaine traînent forcément dans les couloirs lorsqu’ils n’animent pas une session. Recrutement, rencontre avec des partenaires et discussions commerciales font partie intégrante du programme des TechDays. A ce titre, nous y serons naturellement présents ! Marine vous en a parlé tout récemment.

Mais comment faire, au final ?

Je n’ai trouvé aucune formule miracle jusqu’ici. Ces dernières années, je me suis orienté vers un mélange des scénarios 3, 4. La principale raison est que je me suis fait à l’idée que je ne faisais pas (ou plus) partie de la cible. Si les TechDays sont le principal canal de veille que l’on utilise, on y trouvera allègrement son compte. Ce sera même difficile de faire des choix entre les dizaines et dizaines de sessions. Mais si on lisse ce travail sur l’année, que l’on cherche à se mettre à niveau au plus tôt, les TechDays contiennent surtout des redites. Si l’on s’en tient aux manifestations, pour un développeur, la //build/ sera bien plus instructive, par exemple. Et pour les spécialistes, il conviendra surtout de s’intéresser aux événements… plus spécialisés, comme NCrafts ou les journées SQL Server.

De plus, le format des sessions me paraît souvent inadapté. Avec une durée obligatoire de 45mn montre en main, on impose de très fortes contraintes. Le choix pour les speakers se réduit globalement entre présenter plusieurs choses de façon superficielle ou ne rentrer en détail que sur des points précis, rendant le sujet peu vendeur. C’est pourquoi il y a aujourd’hui moins de sessions très techniques.

Cela ne veut en aucun cas dire que les TechDays sont inutiles pour le développeur. Mais il conviendra d’adapter ses attentes et d’adopter la bonne stratégie. Ces trois jours restent quoi qu’il en soit un rendez-vous incontournable dans l’année. Ce n’est pas le seul dans l’absolu, mais aucun autre ne réunit autant d’acteurs du marché, Microsoft et surtout une grande partie des meilleurs experts francophones. Profitez-en pour les rencontrer !