Pour sa seconde édition seulement, Agile en Seine (AES) a connu encore un grand succès cette année. Elle a su confirmer qu’elle faisait partie des plus grandes et célèbres conférences sur l’Agile en France. On y retrouve des centaines de personnes, des passionnés de l’agilité mais aussi des non-initiés.

Le programme, placé sous le signe de l’agilité à l’échelle et au-delà, était très riche en retour d’expérience autour du Scrum, du Design thinking, de lean startup, le Lean, etc. On comptait plus d’une vingtaine de REX, de keynotes, d’ateliers et de jeux.

Toute cette journée a été formidablement gérée et organisée par une équipe fort sympathique d’une douzaine d’amoureux et de passionnés des valeurs agiles.

 

Le matin, première partie d’Agile en Seine

Cette journée a bien commencé par un accueil chaleureux et un délicieux petit déjeuné. Ensuite, j’ai pu assister à la présentation du management concertatif par Michel Hervé. J’ai été agréablement surpris par son contenu. D’une voix calme et posée, il a su capter son auditoire par un discours rassurant et convainquant en faisant jouer le parallèle avec des histoires de la vie personnelle.

J’ai poursuivi sur une autre session, “REX mise en place du Framework LeSS (Large Scale Scrum)” de Marilyn Kol, mon coup de cœur de la journée !

Scrum Master Coach Agile épanouie, elle a partagé, pendant une petite heure, son expérience à travers un support animé made in Kol. Il faut savoir que LeSS est une méthode Scrum appliquée non pas à une équipe mais à plusieurs, qui collaborent toutes ensemble pour un même produit. La présentation a débuté par une explication du Framework LeSS avant de passer à son application.

Le projet était composé de plusieurs parties : 4 Scrum Teams, de 2 PO, d’1 DP, les clients finaux, etc. Elle nous a expliqué qu’il y a eu des hauts et des bas. Au départ, ils ont constaté d’énormes progrès et une amélioration continue avant d’arriver à une stagnation. La réalité des ventes ne suivait pas l’objectif du produit. À la suite de ce constat, il y a eu de nombreux départs. Mais la bonne nouvelle, qui dit départs dit aussi de nouvelles arrivées. L’apport de sang neuf a redonné une nouvelle énergie au projet. Ils en ont profité pour revoir l’organisation. Et ce fut le succès tant attendu.

Elle expliqua aussi que la réussite passe par la confiance, comprendre que travailler ensemble permet d’aller plus loin, de parler d’une même voix pour les teams SM, par la mise en place de coaching individuel, équipe et leaders, de revoir le rôle du Tech Lead, du type de leadership utiliser, l’importance des 3 rôles, etc.

Tout ça pour dire que la mise en place de l’agilité n’est pas une mince affaire. Cela peut passer par des obstacles et des échecs. Et une fois mis en place, ce n’est pas non plus un long fleuve tranquille. Il faut rester vigilant…

La dernière session de la matinée à laquelle j’ai pu participer été celle de Sabine Condiescu, “Comment concilier UX et agilité ?”. Un sujet très tendance en ce moment dans les projets. Elle expliquait l’importance d’intégrer dès le début d’un projet un UX Designer afin de récupérer le besoin et la vision des utilisateurs. Et je partage complètement son point de vue.

 

Pause d’une heure et demi bien méritée

C’est le moment de reprendre des forces, même si je ne suis pas fan des boissons menthe concombre mais il en faut pour tous les goûts. Mais surtout de profiter de ce moment pour revoir d’anciennes connaissances. De discuter avec les speakers afin d’échanger avec eux.

 

L’après-midi

Le programme était encore bien riche. J’ai décidé de participer aux deux ateliers suivants :

  • Intrapreneurship “From Zero to Hero” @Edenred de Martin Canton-Laura et Pablo Rivera
  • L’Agilité, concrètement, ça donne quoi ? De Julie Verbeke et Catherine Saller

Le retour d’expérience de Martin Canton-Laura et Pablo Rivera (Product Managers) sur l’Intrapreneurship “From Zero to Hero” @Edenred était captivant. Tout le monde connait la société Edenred, l’inventeur des tickets restaurant. Eh bien, il faut savoir qu’Edenred est toujours dans l’action. La société essaie d’identifier, de rechercher et d’inventer des nouveaux concepts. C’est dans cette perspective qu’est né le programme “From Zero to Hero”.

Ils expliquaient que la réussite d’un projet et surtout d’un projet innovant dépend de plusieurs facteurs, en voici les grandes étapes :

  • L’utilisation de l’Agilité pour utiliser un référentiel efficace et connu de tous.
  • L’utilisation du design thinking pour identifier et partager la vision du produit et le MVP.
  • Réaliser un produit répondant à un besoin et son évolution.
  • Avant tout c’est un travail d’équipe. Toutes les personnes du projet sont importantes et que parmi elles, il est fondamental d’avoir un porteur. Une personne porteuse du produit qui transmet le main set, donne le rythme et la motivation à toute l’équipe. Surtout dans les moments de doute et de fatigue.
  • Il est fondamental de se donner du temps et ne pas aller trop vite.
  • Il faut guider et structurer les idées.
  • Enfin, il faut absolument mettre en place des KPI afin de valider la réussite du projet (et ce dès le début du projet) et donc de pouvoir calculer le ROI possible.

 

En résumé, pour réussir un projet, il est essentiel d’être accompagné par des personnes maitrisant les concepts de l’Agilité dont aussi ici le design thinking.

Et je clôturerai cet article par l’atelier sur le REX “L’Agilité, concrètement, ça donne quoi ?” de Julie Verbeke et Catherine Saller qui était captivant. Elles ont évoqué un problème qui touche régulièrement les projets : La confiance.

Un terrain qui semblait parfait. Tous les intervenants, dont le client, étaient convaincus que le mode Agile était ce qui répondait à leurs besoins : DevOps, UX/UI et surtout une volonté de travailler ensemble.

Malgré un client content du backlog, des cérémonies, des démonstrations et du mode utilisé, dès le démarrage tout ne se passe pas comme prévu. Le client qui n’avait pas l’habitude de travailler en mode Agile, gardait des réflexes forfaitaires…  Une envie de développer rapidement et surtout un réflexe de se référer au périmètre de départ. Le Product Owner n’était pas assez présent, pas toujours assez clair et les Users stories pas assez secs.

Très rapidement, le client stresse, la communication diminue et chacun se positionne et reste dans ses tranchées. La confiance est perdue.

Mais l’erreur et l’échec sont choses connues en Agile. Toutefois, l’urgence était de mise. Après une reprise du dialogue et une nouvelle définition des nouveaux piliers (comme le remplacement du mode forfait par du mode régie), la confiance a très vite emboité le pas.

En résumé, l’échec n’est pas une fin en soi surtout lorsqu’on travaille en mode Agile… c’est grâce à l’échec qu’on le peut s’améliorer et progresser. Mais ça on le sait bien plus tard…