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Guillaume Nurdin

Le Craft est-il toujours d’actualité ?

Le Craft est-il toujours d’actualité ?

Chez Cellenza, le Software Craftsmanship a toujours été au centre de nos préoccupations comme en témoignent les nombreux articles publiés sur notre blog sur ce sujet depuis 10 ans. Alors pourquoi un « Mois du Craft » ? Avons-nous encore des choses à dire sur ce sujet ? Il nous semble que oui, bien sûr, peut-être simplement aussi parce que l’histoire de l’IT comme celle de la mode serait un éternel recommencement.

« Software is eating the world », nous a dit Marc Andreessen en 2011. Effectivement, 12 ans après son article, nous constatons qu’une bonne partie de son analyse était juste. Il suffit de regarder les projets sur lesquels nous intervenons au quotidien pour mesurer l’omniprésence de la notion de « développement logiciel » :

  • L’Infra as Code, bien évidemment
  • La CI/CD est gérée par du code
  • La documentation s’écrit via du code, voire se génère depuis le code
  • Les tests automatisés sont du code
  • Même le Low Code / No Code n’est qu’une façon supplémentaire de développer des applications
  • L’espoir que suscite ChatGPT autour des sujets de génération de code, d’analyse et d’explication de code existant est peut-être le reflet ultime de cette omniprésence
  • Everything as Code !

 

Alors oui, nous pensons que le Craft est, plus que jamais, d’actualité et que la culture de l’excellence technique (prônée dès 2001 par le Manifeste Agile) et des logiciels bien réalisés sont aux centres des enjeux de notre métier, mais surtout de ceux de nos clients.

 

La « Culture Craft »

 

Chez Cellenza, l’immense majorité de nos consultantes et consultants manipulent du code dans leur métier, et il est important pour nous que ce code soit de la meilleure qualité possible. C’est le cœur du Craft : un code robuste, lisible, testé. Nous ne reviendrons pas ici sur les principes SOLID, KISS et autres acronymes qui accompagnent toutes ces bonnes pratiques autour du code.

Mais la « Culture Craft » ne s’arrête pas au code propre. D’ailleurs, notre travail, si on y regarde de plus près, ne consiste pas tant que ça dans l’écriture du code en termes de temps. En effet, n’oublions pas qu’avant tout, nous sommes amenés à résoudre les problèmes de nos clients (leur omniprésence faisant que cela passe souvent, in fine, par des logiciels), et que pour comprendre ces problèmes et proposer la meilleure solution, la maitrise des bonnes pratiques de code est nécessaire mais non suffisante.

Alors comme définir la « Culture Craft » ? Nous pensons que cela résulte surtout de l’envie de bien faire notre métier, d’apporter de la valeur à nos clients avec qualité et durabilité, tout en partageant nos savoir-faire et en les faisant évoluer en permanence…

 

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage

N. Boileau

 

C’est ce que j’aime dans ce métier de Software Engineer : l’évolution constante des pratiques, les échanges et partages à ce sujet, la transmission, et ce sentiment d’éternel recommencement où certaines pratiques reviennent sur le devant de la scène, mais éclairées d’avancées technologiques qui les rendent encore plus pertinentes qu’avant.

La « Culture Craft » c’est mettre de la Qualité et de l’Humain dans ce monde de silicium !

 

Les principes Craft au-delà du code

 

Je ne l’ai pas compris tout de suite, mais les acronymes précédents (SOLID, KISS, etc.), qui souvent réduisent le débat à quelques exemples de code vus et revus, ont une portée bien plus grande ! On peut les appliquer au niveau de l’architecture d’une application, d’un ensemble applicatif, du Système d’Information (SI) voire de l’entreprise !

Nous le savons, les appliquer dans notre code n’est pas toujours aisé, alors je ne m’engage pas sur le fait que ce soit simple à des niveaux plus macro.

Le premier principe SOLID, Single Responsibility Principle (SRP), appliqué dans une architecture microservices cela parait raisonnablement faisable, mais au niveau de l’architecture du SI d’une grande entreprise, il est fort possible que cela soit plus complexe.

Don’t Repeat Yourself (DRY) est un bon principe, mais il peut nous amener à introduire trop de couplage entre différentes parties de code si nous ne sommes pas vigilants. Bien souvent, nous nous en apercevons un peu tard, mais cela reste gérable au niveau de notre code. L’appliquer au niveau d’une architecture microservices est du bon sens, mais le couplage peut entraîner des conséquences plus compliquées à gérer surtout quand ces services ne sont pas gérés par les mêmes équipes.

Dans la grande famille des acronymes, le DDD, Domain Driven Design (sûrement le plus galvaudé du moment) et ses patterns stratégiques peuvent nous aider à appliquer le Craft de façon plus macro tout en évitant les écueils et antipatterns.

Imprégnons-nous du métier de nos clients et utilisateurs, itérons et nous trouverons avec eux les meilleures solutions !

 

La « Culture Craft » pour toute l’entreprise ?

 

Au même titre que l’agilité a conquis toute l’entreprise, alors qu’elle partait d’un manifeste écrit par des développeurs, faisons en sorte que le Craft devienne une norme et se diffuse au sein de toute l’entreprise ! Le travail de tous n’en sera que plus intéressant.

Commençons par l’IT, puisque l’approche « Everything as Code » se repend, alors que dans tous les domaines de l’IT la « Culture Craft » se diffuse : Cloud, Infrastructure, Architecture, Data, IA, etc.

A l’occasion de ce Mois du Craft, nous publions une série d’articles dans lesquels nos experts vous donneront des exemples d’applications concrètes des grands principes Craft chez les Software Engineers, les Cloud Engineers, les Data Engineers et les AI Engineers :

 

 

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